Film : Tout pour être heureux

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Pour son deuxième film après les Murs porteurs (en 2008), Cyril Gelblat adapte le roman de Xavier de Moulins (le "Monsieur infos" de M6) Un coup à prendre dont l’extrait qui suit résume parfaitement la situation d’Antoine : "J’ai attendu pour être Père de ne plus vivre avec ma femme et ça m’a pris du temps parce que comme beaucoup d’homme, j’ai du mal à faire deux choses en même temps."
Effectivement, Antoine, interprété par un Manu Payet dont le rôle d’adulescent va comme un gant, n’est plus heureux avec sa femme et ne s’est jamais réellement occupé de ses deux filles, trop obnubilé par ses rêves de gloire musicale. Alice, jouée par une Audrey Lamy autant à l’aise dans le registre dramatique que dans la comédie, l’engueule quand il se trompe de brosse à dents, lui demande de rapporter des médicaments quand ses filles tombent malades, et le confronte ainsi à un tas de petites choses qui font que la vie quotidienne n’est pas toujours un conte de fées. Lassé de tous ces tracas et persuadé que son ménage est un frein à son épanouissement personnel et professionnel, il décide de tout envoyer balader et de changer de vie comme on change de smartphone ou d’amis sur Facebook. Mais voilà, alors que notre société de consommation nous pousse effectivement vers cette quête du "toujours plus", généralement par le remplacement immédiat plutôt que par une tentative de réparation, la version 2.0 de sa vie sera-t-elle le rendre plus heureux ? Pas sûr.

Faisant écho à un récente étude plaçant la France au 32ème rang seulement des pays les plus heureux du monde (deux places seulement devant l’Arabie Saoudite !), Cyril Gelblat aborde la thématique de l’insatisfaction permanente qui caractérise notre société d’aujourd’hui. A travers Antoine, il dépeint une génération adepte du zapping, du "J’aime/J’aime pas" et qui finit par faire de ce concept marketing un modèle de vie. Il se rendra rapidement compte de son erreur et cet apprentissage de la vraie vie, auquel beaucoup d’entre nous pourrons s’identifier, le mènera sur le chemin de la rédemption.

Pour cela le cinéaste choisit de jouer les équilibristes, entre comédie romantique et drame social, et réussit à trouver le ton juste, sans tomber dans la facilité des genres mais au contraire grâce à cette volonté permanente de prendre le spectateur à contre pied (voir, par exemple, le traitement accordé au nouveau compagnon d’Alice). Ainsi la rédemption d’Antoine sera parsemée de scènes d’une drôlerie tendre, bien aidé par les deux jeunes actrices, qui alternent avec des passages chargés d’émotion au fur et à mesure qu’il se rend compte de l’étendue de son erreur. Mais toutes les erreurs sont-ellesréparables ?
Suivant le proverbe "’il vaut mieux prévenir que guérir", le réalisateur lance ainsi un avertissement bienvenu à la génération d’aujourd’hui, celui de ne pas succomber à tous les mirages de la vie moderne, aux risques que certaines illusions se transforment rapidement en désillusions et de se rendre compte trop tard de ce que nous possédions alors...

Cyril Gelbat livre un avertissement salutaire à la génération d’insatisfaits chroniques que nous sommes devenus et nous rappelle une vieille recette : "Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède".

Bien que je partage les messages transmis sur la société et le bonheur par ce film, j'aimerai néanmoins ajouter que le vrai bonheur ne se trouve qu'en Dieu. Pourquoi ? Parce que Dieu est notre créateur, Il nous connaît parfaitement. Lui seul peut répondre aux aspirations et aux besoins les plus profonds de notre cœur : justice, paix, amour inconditionnel. Oui, en Dieu nous avons tout pour être heureux ! Je vous invite sans plus tarder à vous approcher de ce Dieu d'amour et à établir un cœur à cœur avec Lui. Comment ? En lui demandant tout simplement ! Il vous attend pour vous combler !

 

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