Selma

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Selma, Biopic réalisé par Ava DuVernay avec David Oyelowo, Tom Roth, Carmen Ejogo de 2h2min. Ensortie le 11 mars.

Mars 1965. Trois mois après avoir reçu le prix Nobel de la paix, le pasteur Martin Luther King Jr. se rend à Selma, en Alabama, où des militants organisent une marche pacifique vers la capitale Montgomery, dans le but de forcer le président Lyndon B. Johnson à légiférer pour assurer un droit de vote inconditionnel aux citoyens noirs des États du Sud. Le 7 mars, la police locale, suivant les ordres du gouverneur George Wallace, donne l'assaut contre les  contre les marcheurs à la sortie du pont Edmund Pettus, faisant plusieurs blessés. Diffusées partout au pays, ces images indignent des milliers de citoyens blancs qui affluent vers Selma.  Deux jours plus tard, le pasteur King, faisant fi des menaces du président Johnson, qui manoeuvre en coulisses pour salir son image, prend lui-même la tête d'une deuxième marche, où plus du tiers des participants ne sont pas de race noire. Mais parvenu au pont, il s'arrête, s'agenouille pour prier et rebrousse chemin. Pourtant, Johnson, sous la pression populaire, est sur le point de céder. Le 21 mars, fort d'un jugement de la cour rendant la manifestation légale, King met en branle une troisième marche.

Selma est aussi le tout premier film d'envergure à s'intéresser à Martin Luther King. Le pasteur afro-américain, apôtre de la non-violence, est pourtant l'une des figures emblématiques du combat qu'ont dû mener les Noirs pour la reconnaissance de leurs droits.

Plutôt que de décrire la vie entière de celui qui, à l'âge de 39 ans, a été assassiné à Memphis en 1968, Ava DuVernay a eu l'intelligence de s'attarder à un épisode très court - mais combien important - de l'histoire récente américaine. Au cours duquel le pasteur a évidemment eu un grand rôle à jouer. La réalisatrice, qui porte à l'écran un scénario écrit par Paul Webb, a aussi tenu à ramener le caractère mythique du personnage à une dimension plus humaine.

Dés sa sortie des voix se sont élevées pour dénoncer les présumées inexactitudes du récit (notamment à propos de la prétendue réticence du président Johnson), mais cela n'altère en rien l'importance - ni l'efficacité - de cette reconstitution dramatique d'événements réels. L'essentiel était de capter l'essence d'un personnage marquant et d'évoquer l'état d'esprit d'une époque où de farouches opposants à l'égalité raciale occupaient les hautes sphères du pouvoir. Il est vrai que certains de ces personnages se révèlent plus caricaturaux, mais l'ensemble des qualités de ce film, de forme classique, dépasse largement les éléments plus faibles. On retiendra surtout que cet homme - avec ses forces et ses faiblesses - a su incarner l'éternel combat que des minorités opprimées ont à mener pour leur quête de dignité. Cinquante ans plus tard, la voix du révérend nous force à mesurer le chemin parcouru, mais surtout celui qui reste à faire

Certes il est formidable de mettre à l'honneur des hommes comme Martin Luther King, mais rappellons-nous surtout de Jésus qui est venu pour nous libérer de l'esclavage sous lequel le péché nous tient. Lui seul peut nous apporter cette libération peut nous donner la vraie liberté : je n'ai pas peur d'insister ni de me répéter : cette liberté du coeur et d'une bonne conscience devant Dieu grâce au pardon acquis pour nous par Jésus à la croix. Si vous ne l'avez pas encore vécue, ne perdez plus un seul instant, demandez-lui, croyez et recevez tout simplement !

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